Rassemblement des travailleurs de la section locale 907 du SCFP à l'hôtel de ville avec une grève imminente

Juste et raisonnable était le message du jour lors du rassemblement à l’hôtel de ville de la section locale 907 du SCFP mercredi après-midi.

Après 21 séances de négociation entre le syndicat et la ville, il n’y a toujours pas d’accord et maintenant ils font face à une possible grève ou lock-out dès lundi. Plus de 50 personnes portant des pancartes et portant des vêtements du SCFP se sont rassemblées derrière l’hôtel de ville mercredi pour pousser la ville à éviter une grève et à négocier un accord « juste et raisonnable ».

Le président de la section locale 907 du SCFP, Marc Goulet, affirme que la sécurité d’emploi n’a pas été mise sur la table lors des négociations entre le syndicat et la Ville de Belleville.

https://media.socastsrm.com/wordpress/wp-content/blogs.dir/1977/files/2021/02/goulet-1-feb-17-2021.wav « Nous n’avons pas eu de proposition de sécurité d’emploi à la table. C’est un commentaire fait dans le journal que j’ai remarqué aujourd’hui. Cela n’a jamais été évoqué. Bien que nous n’ayons eu aucune mise à pied et que nous en sommes très reconnaissants, cela n’a jamais été abordé lors des négociations.  »

Goulet faisait référence à l’accord conclu avec les chauffeurs d’autobus de Belleville Transit qui promettait la sécurité d’emploi mais pas d’augmentation de salaire. Le maire de Belleville, Mitch Panciuk

Goulet a expliqué qu’ils ne recherchaient pas plus que ce que les régions voisines ont obtenu.

https://media.socastsrm.com/wordpress/wp-content/blogs.dir/1977/files/2021/02/goulet-2-feb-17-2021.wav « Ce que nous voyons dans toutes les communautés voisines est quelque chose que nous considérons comme juste et raisonnable et nous ne cherchons rien qui soit en dehors de ce stade et je dirais que le maire recherchait quelque chose qui est peut-être en dehors de ce stade.

La présidente du Conseil des syndicats de la Commission scolaire de l’Ontario, Laura Walton, a eu des mots forts pour le maire Mitch Panciuk lors du rassemblement.

https://media.socastsrm.com/wordpress/wp-content/blogs.dir/1977/files/2021/02/walton-1-feb-17-2021.wav « Je donne donc aujourd’hui la parole au maire Panciuk. Si vous voulez commencer à négocier, sortir des médias, revenir à la table et obtenir un accord équitable pour ces hommes et ces femmes de la ville de Belleville.  »

Walton, qui vit à Belleville, faisait partie du groupe qui a obtenu un accord pour 55 000 travailleurs de l’éducation à la veille d’une grève en 2019. Elle dit que si les travailleurs préfèrent continuer à travailler, si un accord équitable ne peut être conclu alors ils sont prêts à frapper.

https://media.socastsrm.com/wordpress/wp-content/blogs.dir/1977/files/2021/02/walton-2-feb-17-2021.wav « La grève est une option qui sert de marchandage outil et je pense que ces hommes et ces femmes, ils veulent faire le travail qu’ils font. Mais il est temps de devenir sérieux.  »

Les deux parties retournent à la table jeudi.

La section locale 907 du SCFP représente plus de 200 travailleurs de la ville, y compris des inspecteurs en bâtiment, des commis à la paie et aux permis, le personnel de bureau, les parcs et les loisirs, y compris les patinoires et les arénas extérieurs, l’élagage et l’entretien des arbres, les règlements administratifs, le traitement de l’eau et des eaux usées et le déneigement.

La présidente du Conseil des syndicats de la Commission scolaire de l’Ontario, Laura Walton, s’est adressée à la foule lors du rassemblement de la section locale 907 du SCFP Ryan Peddigrew

Ryan Peddigrew / Quinte News)