Pékin va conquérir Taiwan d'ici 2025, l'Arunachal Pradesh en Inde d'ici 2040

Un article publié en 2013 par le site chinois Sohu devient viral sur les réseaux sociaux. L’article explique comment Pékin va régler ses comptes avec ses voisins et reconquérir les territoires perdus dont Taïwan et l’Inde.

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Cela peut être pertinent même aujourd’hui, alors que la  » puissante Chine  » est en désaccord avec la petite île de Taïwan et d’autres voisins, dont l’Inde, le Japon, les Philippines, le Vietnam, entre autres, à propos de différends territoriaux.

La Chine compte plusieurs organisations médiatiques appartenant à l’État, qui servent plus ou moins de porte-parole à Pékin. En outre, de nombreuses sociétés de médias privées, y compris numériques, servent également les intérêts du Parti communiste chinois en diffusant des informations, des opinions et des commentaires en faveur du gouvernement depuis des décennies.

Pour les non-initiés, Sohu est une société de médias en ligne, de moteur de recherche et de services de jeux basée à Pékin qui fait la promotion de la propagande du gouvernement chinois depuis des années. La société de technologie a été sélectionnée comme sponsor officiel du service de contenu Internet pour les Jeux olympiques de 2008 à Pékin.

Le président chinois Xi Jinping prononce un discours lors d’une cérémonie marquant le centenaire du PCC à Pékin. (via Twitter)

L’article publié par Sohu il y a huit ans mentionnait 6 guerres  » inévitables  » que la Chine devra mener entre 2020 et 2050. Voici la stratégie :

Taïwan (2020-2025)

L’article a soulevé la nécessité d’une guerre pour unifier Taïwan avec la Chine continentale. Il a déclaré que la Chine doit envoyer un ultimatum à Taïwan d’ici 2020 pour choisir l’unification pacifique ou la guerre.

Le cas probable, écrit l’auteur, serait une guerre à grande échelle avec Taïwan. Mais bien sûr, la Chine n’a pas à s’inquiéter ! Sans l’intervention des États-Unis ou du Japon, gagner cette guerre serait une épreuve de 3 mois pour le puissant APL.

Et avec leur intervention, cela durerait, peut-être jusqu’en 2025, quand, bien sûr, la féroce armée chinoise reviendrait en vainqueur, a-t-il noté.

Mer de Chine méridionale (2025-2030)

Après avoir  » conquis  » Taïwan, la Chine prendra un repos bien mérité de deux ans. Bientôt, il enverra un autre ultimatum aux pays entourant les îles Spratly dans la mer de Chine méridionale.

L’article « d’actualité » considérait une échéance de 2028 appropriée pour cet ultimatum. Après cela, le pays continuera à  » reconquérir  » ces îles.

L’article s’attend à une résistance minimale de la part des pays d’Asie du Sud-Est qui, bien évidemment, trembleront encore en raison des prouesses militaires de la Chine démontrées à Taïwan.

Les États-Unis, ayant tiré une dure leçon de toute intervention qu’ils ont tenté de faire à Taïwan, n’affronteraient pas directement la Chine, mais s’attaqueraient à des pays, très probablement aux Philippines et au Vietnam.

Des avions de chasse J-20 de l’APL patrouillent dans la zone d’identification de défense aérienne de la mer de Chine orientale. (via Twitter)

S’il s’agit de cela, l’article indique que la meilleure option de Pékin est de déclarer la guerre au Vietnam, de la gagner et d’intimider les autres pays pour qu’ils lui rendent les îles Spratly. La perspective d’une défaite de la Chine face au Vietnam n’existe pas.

Ainsi, d’ici 2030, la Chine aurait réussi à étendre son influence jusqu’au Pacifique avec succès et de manière assez complète. Dans le bon déroulement de la guerre et de la reprise après la guerre, la nation communiste aurait également gagné des alliés réticents en Asie du Sud-Est.

Tibet méridional (2035-40)

En route pour la troisième guerre : la  » reconquête  » du sud du Tibet, terme que Pékin utilise pour désigner l’Arunachal Pradesh indien qui partage une frontière avec le Tibet. L’article présente une analyse des relations militaires potentielles que l’Inde aurait avec les adversaires de la Chine comme les États-Unis et l’Europe.

Le service de train à grande vitesse entre Lhassa et Nyingchi au Tibet. (Image : Quotidien du Peuple)

Il suggère que la stratégie la plus efficace serait d’inciter à la désintégration de l’Inde – le pays qui a survécu jusqu’à présent à tous ses mouvements sécessionnistes depuis son indépendance.

Mais si cela ne fonctionne pas, la deuxième meilleure option est d’inciter le combat entre l’Inde et le Pakistan sur le Cachemire et de s’emparer du sud du Tibet pendant que l’Inde est distraite.

Îles Senkaku (2040-2045)

La 4e guerre concerne l’unification des îles Senkaku (chinois : Diaoyu) et Okinawa (chinois : Ryukyu) que le Japon contrôle et que la Chine revendique.

Entre 2040 et 2045, laisse entendre l’article, ce serait un bon moment pour une reconquête plus poussée. Plan simple : la Chine attaque ces îles  » illégalement occupées  » ; les États-Unis, l’Europe et la Russie observent silencieusement ; la guerre se termine dans 6 mois (au plus), et la Chine remporte une victoire écrasante.

Mongolie extérieure (2045-2050)

L’article dit que la 5ème guerre sera en Mongolie extérieure. Ici, l’auteur avait rejeté sans ironie l’idée de l’unification de la Mongolie extérieure à l’heure actuelle, puis en 2013, comme irréaliste.

Mais d’ici 2045, étant donné le poids que la Chine aurait accumulé, il ne s’agirait que d’un ultimatum qui pourrait être suivi ou non d’une guerre. La guerre, mentionne l’article avec assez de confiance, se traduira par une victoire chinoise, la dernière d’ici 2050.

Russie (2055-2060)

La dernière étape de la Chine, avant d’accéder au statut d’hégémonie mondiale, sera la Russie. La Chine a perdu des terres au profit de la Russie, et les Russes devront payer.

L’article est assez confiant que même en affrontant une grande puissance nucléaire et militaire, une ancienne superpuissance, le vainqueur sera l’APL.

Le président russe Vladimir Poutine avec cet homologue chinois Xi Jinping. (via Twitter)

La propagande d’État continue de remplir le cyberespace chinois. Parfois, c’est pour contrôler la population et parfois pour renforcer la confiance dans la puissance militaire du pays.

Inutile de dire que l’hypothèse présentée par l’auteur confine au fantastique, qui pourrait, au mieux, être adapté en bande dessinée ou en jeu vidéo.

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